Roms, otages d’une politique marketing… Sarkozy pris la main dans l’Urne…

Posté par michaelbruel le 17 septembre 2010

 Roms, otages d’une politique marketing… Sarkozy pris la main dans l’Urne… roms

Un peu moins de 2 ans avant l’échéance ultime pour notre très cher (très ironique) président de la république… encore faudrait-il qu’il se rappelle ce qu’est une république laïque dont la devise est « Liberté, Egalité, Fraternité ». Une chose est sure, c’est qu’à moins de 2 ans des présidentielles et compte-tenu des résultats des régionales, il est impératif que Nicolas Sarkozy recouvre les électeurs qui lui ont permis son élection. Outre une vraie problématique émergente d’unité de son parti, avec la fuite des électeurs frontistes les choses se compliquent d’autant plus. 

Sauvé, il est sauvé par les Roms (toujours très ironique)… Car ils ne sont pas nombreux et sont globalement affublés d’une mauvaise image, alors facile de s’en prendre à eux. Comme le disait si bien Viviane Reding, commissaire européenne, luxembourgeoise, cela n’était pas arrivé que l’on stigmatise une population de la sorte depuis la seconde guerre mondiale.

Alors qui peut encore en douter ? Avec cette polémique c’est le triple coup, message adressé directement à ceux qui sont les plus sensibles aux thèses frontistes. D’abord, on commence par des clandestins, une population particulière mais qui permet d’ouvrir une possibilité sur les autres populations quant à leur réserver le même sort. Ensuite, on se frictionne avec l’Europe, histoire de rappeler que nous sommes un Etat souverain et que Monsieur Sarkozy représente la résistance à cette ingérence de la communauté du vieux continent (toujours bien ironique). Et enfin, nourri par l’à priori nauséabond stigmatisant cette population, on fait ressurgir l’engagement présidentiel sur la sécurité.

Voila le fond de l’histoire, il faut reprendre la main, sortir des affaires Woerth et redonner à Nicolas un peu d’air frais dans les sondages. 

A fond le marketing politique bafouant toutes les valeurs de notre pays et prenant en otage quelques 15 000 êtres humains, à moins que l’amalgame avec l’ensemble des « gens du voyage » n’arrange les affaires du président et concerne alors près de 500 000 personnes.Dans tous les cas, cela n’apportera aucune solution aux maux de la société actuelle mais ce n’est certainement pas ce qui intéresse les autorités de notre pays. Le ton est donné : la course à 2012 est engagé et les thèmes privilégiés seront les mêmes qu’en 2007. 

Outre le ridicule international dans lequel il continue de nous plonger, voilà que son seul défenseur européen, Silvio Berlusconi, est l’homme de tous les accords avec le fascisme. Et ça continue encore et encore…

Nicolas Sarkozy pousse à son paroxysme tout ce que la majorité des français déteste de la politique moderne, aucune vision d’ensemble et la toute puissance de la communication, mais peut-être que cela l’arrange encore, que dans le dégoût du citoyen naisse l’abstentionnisme. 

Que le travail est dur pour ses opposants qui doivent à la fois réconcilier le citoyen avec l’urne, défendre les valeurs fondatrices de notre pays et proposer un modèle de société qui réponde aux attentes de tous.

Que reste-t-il du siècle des lumières et de ses interrogations humanistes ? Que reste-t-il de 1789 et de ses aspirations ? La honte ! Par quel mécanisme celui qui a eu la chance de voir ses aïeux accueillis en France et en hommes libres peut-il aujourd’hui se conduire de la sorte ? 

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Université d’été du Parti Socialiste 2010 … le temps de l’unité

Posté par michaelbruel le 15 septembre 2010

Traditionnellement la fin du mois d’août correspond au grand pèlerinage des Socialistes vers La Rochelle emmenant avec eux caravanes de journalistes de toutes les presses. Outre la richesse de la programmation, cet évènement est l’occasion incontestable de permettre à tous les militants de se rencontrer quelles que soient leurs responsabilités politiques. C’est aussi un moment idoine de partage d’expériences avec les camarades d’autres fédérations.

Ainsi, c’est bien dans la rencontre et le débat que se nourrit l’émergence d’un projet comme le soulignait Emmanuel MAUREL : « Un projet politique ne se construit pas dans un petit bureau à Solferino ».

C’est dans une atmosphère sereine et détendue que se sont déroulées ces universités d’été. Les socialistes ont eu plaisir à se retrouver pour préparer cette rentrée particulièrement difficile pour les français les plus modestes comme cela a été souligné dès l’ouverture par Ségolène ROYAL : « Des combats nous attendent, nous serons là, doublement présents. On sent monter une colère, une désespérance contre la politique de la droite qui ne produit rien de bon ».

Nous pouvons déjà être satisfaits du  travail accompli par Martine AUBRY et son Secrétariat national pour rassembler tous les socialistes et s’ériger en force d’opposition crédible au pouvoir despotique de Nicolas SARKOZY. Ce rythme effréné de travail impulsé au Parti s’est retrouvé dans la programmation de ces universités d’été au programme très chargé, au grand nombre d’ateliers.

Il était donc impossible de tout suivre, il fallait faire des choix. Technicien d’une collectivité territoriale et attaché à l’idée que l’organisation des territoires est essentielle à l’organisation de la vie quotidienne, j’ai assisté le vendredi en compagnie de Bernard CLAP, Maire de TRIGANCE et Président du Parc Naturel Régional du VERDON, à l’atelier « Territoires en danger » animé par Elisabeth GUIGOU. Outre une présentation des mauvais coups portés aux collectivités territoriales par la majorité présidentielle, comme avait pu le faire à CORRENS en novembre 2009 Marylise LEBRANCHU, nous avons pu noter l’engagement du Parti Socialiste à abroger ce projet en cas de victoire en 2012. Les positions apparaissent très clairement et furent soulignées comme telles par l’ensemble des membres de la tribune parmi lesquels figurés Gérard COLLOMB, Maire de LYON et André LAIGNEL, Secrétaire Général de l’Association des Maire de France.

Le samedi matin, j’ai assisté à la réunion de « Changer à Gauche pour changer la France », au restaurant de l’Aquarium de La Rochelle bien trop petit pour recevoir l’ensemble des camarades présents. Outre les félicitations pour les nouvelles fonctions de Marylise LEBRANCHU devenue Présidente de la FNSER (Fédération Nationale des Elus Socialistes et Républicains), les discussions et débats se sont orientés autour de la nécessité de continuer à travailler à l’unité du Parti Socialiste et de notre groupe en particulier. Se félicitant des dernières positions de Ségolène ROYAL qui accompagnaient celles de Martine AUBRY, les camarades ont particulièrement insisté sur la nécessaire harmonie qui doit demeurer dans notre groupe pour aborder les prochaines échéances dont notamment les primaires. Cela fait l’unanimité : la priorité est la cohésion celle-là même qui doit continuer à transpirer sur le Parti comme un exemple à suivre.

Evidemment, les discussions et retrouvailles furent nombreuses, en atelier comme dans les couloirs, par cet article j’ai voulu juste donner un brin de l’atmosphère qui a régné à La Rochelle, sans vouloir être aussi exhaustif que le site du Parti dédié à l’évènement : http://www.parti-socialiste.fr/universite-dete.

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Fête de la Gauche à CORRENS, ce dimanche.

Posté par michaelbruel le 14 septembre 2010

Fête de la Gauche à CORRENS, ce dimanche. fetegauche

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Face à la xénophobie et à la politique du pilori : liberté, égalité, fraternité

Posté par michaelbruel le 6 août 2010

Communiqué commun à 49 organisations :

Une avalanche de discours et d’annonces provocatrices s’est abattue depuis plusieurs jours sur notre pays. Jusqu’au plus haut niveau de l’Etat, on entend des propos qui étaient jusqu’à présent l’apanage de l’extrême droite.
Le président de la République, lui-même, montre du doigt des communautés et des groupes sociaux entiers, stigmatise les Roms, les Gens du voyage, les étrangers, les Français qui ne sont pas « de souche », les parents d’enfants délinquants, etc. Ce faisant, il ne lutte en rien contre la délinquance, qui est répréhensible pour tout individu sans distinction de nationalité ou d’origine : il met délibérément en cause les principes qui fondent l’égalité républicaine, alors que déjà une crise sociale et économique d’une extrême gravité menace la cohésion de la société tout entière.

En quelques jours, les plus hautes autorités de l’Etat sont passées de l’exploitation des préjugés contre les Gens du voyage au lien, désormais proclamé, entre immigration et délinquance, puis à la remise en cause de la nationalité française dans des termes inédits depuis 1945. Ce qui est à l’œuvre dans cette démarche s’inscrit dans une logique de désintégration sociale porteuse de graves dangers.

Il ne s’agit plus du débat légitime en démocratie sur la manière d’assurer la sûreté républicaine, mais bien d’une volonté de désigner comme a priori dangereuses des millions de personnes à raison de leur origine ou de leur situation sociale. Quelle que soit la légitimité que confère l’élection, aucun responsable politique n’a reçu mandat de violer les principes les plus élémentaires sur lesquels la République s’est construite.

Parce que le seuil ainsi franchi nous inquiète pour l’avenir de tous, nous, organisations associatives, syndicales et politiques diverses mais qui avons en commun l’attachement aux principes fondamentaux de la République laïque, démocratique et sociale, rappelons avec force que l’article 1er de la Constitution « assure l’égalité devant la loi de tous les citoyens sans distinction d’origine, de race ou de religion », et que toutes propositions qui méconnaîtraient cette règle fondatrice de la démocratie constituent une atteinte à la paix civile.

Nous n’accepterons sous aucun prétexte que le nécessaire respect de l’ordre public soit utilisé pour créer des distinctions entre les habitants de ce pays et désigner des boucs émissaires.

Nous appelons donc l’ensemble des citoyens de ce pays à manifester publiquement leur opposition aux stratégies de stigmatisation et de discrimination et aux logiques de « guerre » qui menacent le vivre ensemble. A cet effet, nous proposerons dans les prochains jours à la signature en ligne un « Appel citoyen » refusant toute politique de la peur ou de la haine. Et nous appelons à un grand rassemblement citoyen à l’occasion du 140e anniversaire de la République, le samedi 4 septembre Place de la République à Paris, à 14h00, et partout en France, pour dire ensemble notre attachement à la liberté, à l’égalité et à la fraternité qui sont et qui resteront notre bien commun.

ATTENTION : Dans le Var ce sera 10h00 Place de la Liberté à Toulon, toujours le samedi 4 septembre 2010.

Signataires : AC ! Agir ensemble contre le chômage, Les Alternatifs, Les amoureux au banc public, Association de défense des droits de l’Homme au Maroc (ASDHOM), Association France Palestine Solidarité (AFPS), Association des Marocains en France (AMF), Association nationale des Gens du voyage catholiques (ANGVC), Association républicaine des anciens combattants (ARAC), ATTAC, Autremonde, Cedetim, Confédération française démocratique du travail (CFDT), Confédération générale du travail (CGT), La Confédération Paysanne, La Cimade, Le Cran, Droit au logement (DAL), Emmaüs France, Europe Ecologie, Fédération pour une alternative sociale et écologique (Fase), Fédération des associations de solidarité avec les travailleurs immigrés (FASTI), Fédération nationale des associations d’accueil et de réinsertion sociale (FNARS), Fédération SUD Education, Fédération syndicale unitaire (FSU), Fédération des Tunisiens pour une citoyenneté des deux rives (FTCR), FNASAT-Gens du voyage, Fondation Copernic, France Terre d’Asile, Gauche unitaire, Groupe d’information et de soutien des immigrés (GISTI), Les Jeunes Verts, Ligue des droits de l’Homme (LDH), Ligue de l’enseignement, Marches européennes, Médecins du Monde, Le Mouvement de la Paix, Mouvement contre le racisme et pour l’amitié entre les peuples (MRAP), le Nouveau Parti anticapitaliste (NPA), le Parti communiste français (PCF), le Parti de Gauche, le Parti socialiste (PS), Réseau d’alerte et d’intervention pour les droits de l’Homme (RAIDH), Réseau Education Sans Frontière (RESF), SNESUP-FSU, SOS Racisme, Syndicat des avocats de France (SAF), Syndicat de la magistrature (SM), Union syndicale Solidaires, Les Verts.

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Séminaire de sensibilité : le compte rendu

Posté par michaelbruel le 26 juillet 2010

La salle Caudière de Rougiers, typique village provençal avec son volcan éteint et ses pois chiches, était samedi 3 juillet le lieu d’une rencontre bien sympathique, celle d’une trentaine de militants socialistes varois qui partagent l’envie de « Changer à Gauche pour changer la France » et qui sont réunis en séminaire de travail pour, ensemble, imaginer, progresser et donc construire.

    Séminaire de sensibilité : le compte rendu img00088201007031026

    Merci à la municipalité de Rougiers, représentée par Michèle Henri (1ère Adjointe au Marie), de nous prêter ses locaux et à Vincent Lacroix, secrétaire de la section PS locale, de nous y accueillir avec sa convivialité toute provençale.

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Séminaire de sensibilité

Posté par michaelbruel le 17 juin 2010

Dans la continuité de notre démarche de participation à l’animation et de force de proposition du Parti Socialiste dans le Var, notre sensibilité « Changer à gauche, pour changer la France » a décidé de se réunir en séminaire pour permettre aux camarades de se rencontrer et d’échanger dans un esprit de rassemblement et d’ouverture.

Nous comptons sur ta présence pour échanger sur les thèmes indiqués dans l’invitation en pièce jointe.

Nous t’invitons à nous rejoindre Salle Codelière à Rougiers, le Samedi 3 juillet 2010 à partir de 9h.


Tu peux confirmer ta présence par courriel à <aubry83@orange.fr> ou par téléphone auprès de membre du Comité Opérationnel de la sensibilité.

En te remerciant par avance de ta participation et de la diffusion de cette invitation,
Amitiés et camaraderies,

Jacky VIALLET et Michaël BRUEL

 

Séminaire de sensibilité invit3072010

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Communiqué de Presse du 19 mai 2010, de la sensibilité « Changer à gauche pour changer la France »

Posté par michaelbruel le 8 juin 2010

Le 21 avril dernier, les camarades de notre sensibilité réunis à Solliès-Toucas ont adopté un texte visant à fixer leurs ambitions pour le Parti Socialistes varois et articulant le fonctionnement démocratique du groupe.

Un Comité Opérationnel a été élu. Il s’est réunis hier aux Arcs pour la première fois afin de répartir les taches de ses membres et de préparer un séminaire de sensibilité qui se tiendra à Rougier, le 5 juin 2010.

Rappelant que le mandataire varois de la motion D issue du congrès de Reims est Jacky VIALLET, le Comité Opérationnel a désigné comme Animateur du groupe, Michaël BRUEL, comme Secrétaire Didier PILLE, comme Trésorier Claude SERRET.

Cet effort de structuration répond aux attentes des camarades de la sensibilité face aux enjeux nationaux qui se préparent et qu’il convient d’accompagner sur le territoire.

Liste des membres du Comité Opérationnel : BEN SAADA Karim, BRUEL Michael, DEPRET Christian, DUBUIS Philippe, CAMIER  Letizia, GINER  Bernard, LAUBLET Cécile, LESUR Lucien, PILLE Didier, POUPON Henri, SERRANO Raphaël, SERRET Claude aux quels s’ajoute le mandataire, Jacky VIALLET   

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Redorer la République, lutter contre l’abstentionnisme.

Posté par michaelbruel le 8 mai 2010

L’enjeu d’une démocratie réside dans l’expression de ces citoyens. Elle doit permettre que le plus grand nombre prenne part aux décisions et, s’appuyant sur ce postulat, s’organiser en ce sens. Les modalités de vote doivent pouvoir évoluer pour garantir le bon fonctionnement de cette démocratie, système délégataire par essence.

Redorer la République, lutter contre l’abstentionnisme.  abstentionisme

Dans le même temps, on ne peut s’interroger sur une évolution des modes de scrutin sans aborder la responsabilité et le rôle dans le système politique du représentant. Celui qui prend le risque de se soumettre aux votes en ressort avec un mandat, cette fonction n’est pas une profession. Elle n’a donc pas vocation à assurer une pérennité à son détenteur mais un espace de représentativité de la confiance déléguée par ses électeurs. Ces interrogations mènent aussi à se poser la question du représentant face à l’idée qu’il porte et finalement on revient à l’essence des partis qui ont pour objectif d’élaborer ces contenus idéologiques.

Revenons à l’origine du propos. Comment ramener aux urnes les abstentionnistes ?

Ainsi, on peut observer une dégradation de la participation dans notre pays quelque soit l’élection, sauf dans le cas de la Présidentielle. De l’une sur l’autre, chaque renouvellement d’échéance électorale perd en participation pour atteindre des records lorsqu’il s’agit des Européennes.

Il serait intéressant d’approfondir l’analyse de l’écart, sur une génération de votants qui n’a pas beaucoup évolué, en observant ainsi qu’il y a 43,32% d’abstentionnistes supplémentaires entre la Présidentielle de 2007 et les Européennes de 2009. De plus, en ayant une photographie claire de la pensée du corps électoral, nous simplifierions le débat politique élaguant toutes les questions autour de l’abstentionnisme en se recentrant sur le fond politique, soit sur quelle orientation bâtir notre société.

Dépassant toutes les hypothèses sur l’intérêt des scrutins pour en poser sur les modalités de ceux-ci, ainsi nous pourrions imaginer que ces dernières pourraient faire évoluer les mentalités électorales dans leur ensemble, du citoyen au responsable. Outre pour le scrutin européen dont la maîtrise n’est pas nationale, nous pourrions soulever certaines pistes de réflexion combinables :

      La participation est un enjeu en soi ; on pourrait établir un seuil au-delà duquel, le scrutin serait annulé et ainsi travailler sur une responsabilisation de l’électeur. Une élection a un coût d’engagement, sa réorganisation doit interroger le citoyen sur sa responsabilité et son choix paresseux de la dérobade.

      Le vote blanc n’est pas nul ; en dissociant les deux, une nouvelle offre politique émergera pour le votant potentiel. On pourrait établir aussi un taux au-delà duquel l’élection serait annulée et aller jusqu’au bout d’une démarche de remise en cause en proposant que pour le renouvellement du scrutin, les protagonistes soient obligatoirement changés.

      Le vote obligatoire ; à partir du moment où le choix et l’offre politique du scrutin permettent une décision neutralisée avec la dissociation des votes blancs et nuls, il n’y a plus de raison de se dérober. On pourrait étudier ainsi des modalités de sanction.

      Le déroulement du scrutin pourrait s’effectuer un jour de semaine en mettant en place de systèmes d’intéressements, pour les employeurs (allègement de charges sur une durée pour l’atteinte d’un taux de participations dans l’entreprise…), les établissements scolaires et universitaires (subvention particulière pour l’atteinte d’un taux de participations des étudiants…), etc.… On créerait ainsi de nouveaux acteurs de régulations et de responsabilisation.

En combinant ces pistes, nous passerions d’abord du droit au devoir de vote ce qui est déjà le cas pour bien des personnes qui vont aux urnes non par adhésion à un projet politique mais par devoir envers ceux qui se sont battus pour que l’on puisse s’y rendre. Par ailleurs, cette complexification du système proposerait à la fois des bonifications et des sanctions, les unes compensant les autres. De plus, nous n’observerions aucune remise en cause fondamentale de la liberté de choix des citoyens, ne les obligeant pas à se prononcer, mais nous pouvons imaginer qu’en agissant de la sorte, un certain nombre d’entre eux feront un choix autre que le celui du blanc. Les modifications de prise en compte des bulletins blancs sont donc essentielles pour garantir la Liberté tout en amenant le citoyen devant l’urne.

Enfin, en proposant une remise en cause des protagonistes de l’élection dans le cas d’une obligation de réorganisation du même scrutin, nous partagerions la responsabilité entre l’électeur, le représentant et les formations politiques. On peut ainsi penser que cela créera une certaine émulation dans les partis et leurs modes de désignation, tout en renforçant soit  leur impact soit celui de la nécessaire organisation de l’élaboration du contenu au travers des concepts politiques. Cela pourrait permettre de renforcer le débat d’idées, les clivages au-delà des positionismes, à l’encontre des débats de personne.

L’idée ne réside pas dans la remise en cause des élus et de leur accomplissement de la fonction pour laquelle il demeure nécessaire d’aborder sérieusement  la question du statut. L’idée est de donner au citoyen les moyens de mieux maitriser son environnement politique et peut-être ainsi développer son intérêt pour la chose publique. Sauf qu’en renforçant cette implication citoyenne, d’une certaine manière, on accentue la prise de risque politique de l’acte de candidature.

Il n’y a pas de construction d’une société harmonieuse sans considération de l’ensemble de ceux qui la compose. Le rôle de la démocratie réside dans l’organisation de ce postulat comme un enjeu politique majeur. Alors, même si nous ne pouvons parfaire à l’infini notre République, il convient de construire les outils qui l’améliorent. En considérant la contestation et le désintérêt, on accompagne la construction et la reconnaissance de contre pouvoirs qui participent en permanence à la construction de notre société. On peut aussi imaginer que cela puisse offrir des issues de contestations moins destructrices que la validation de thèses fascisantes.

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L’inquiétante facilité au renoncement républicain

Posté par michaelbruel le 28 avril 2010

Etre responsable politique en région Provence-Alpes-Côte d’Azur, c’est assurément se poser la question permanente de la présence du Front National et particulièrement de sa résurgence lors du dernier scrutin.

Malgré une campagne fortement axée sur l’esprit républicain qui anime profondément Michel Vauzelle, cela n’a pas permis d’endiguer cette dangereuse résurgence. L’interrogation commence par poser les constats mêmes difficiles car la clef de la réponse demeure dans cette exactitude.

Lors des Régionales de 2004, le FN faisait au premier tour 22,95% des voix et 21,01% au second. Pour celles de 2010, le FN fait au premier tour 20,29% des voix et 22,87% au second. En termes de réservoir idéologique, il pouvait compter sur les apports du MNR en 2004, soit 2,94% et sur ceux de La Ligue du Sud cette année soit 2,69%. Or en 2004, le FN perd presque 2 points entre les 2 tours malgré les voix du MNR alors que cette année il gagne plus de 2 points atteignant son meilleur résultat pour le second tour.

La seule présence de Jean-Marie Le PEN ne peut tout expliquer. En effet, il a fait son meilleur résultat dans le département du Vaucluse avec 26,54% des voix (au 2nd Tour) alors que dans les Alpes Maritimes il fait 23,85% en conduisant la liste.

Son résultat, nous révèle donc bien que la Droite dite républicaine, sous l’influence de son chef de file, a siphonné l’électorat frontiste et qu’elle a déçu ces électeurs donc très probablement renforcé l’extrême droite, mais là encore cela n’explique pas tout.

Le drame particulier de ce trop bon résultat pour la formation d’extrême droite, réside en 2 faits majeurs et particulièrement inquiétants pour l’avenir : elle n’effraie plus le républicain et enracine l’électorat le plus jeune.

Cette formation d’extrême droite ne demeure plus une voie de contestation et de mécontentement du premier tour, elle offre une adhésion qui dépasse ses relents nauséabonds en capitalisant pour le second tour. On peut malheureusement y voir des esprits républicains contrariés qui ne se sont plus effrayés par la honte qui pèse sur ce parti et ainsi prêts à valider des victoires de l’extrême droite. C’est une attitude dangereuse, mais ce qui fait le plus de mal aux militants laïcs et républicains, c’est d’admettre que l’offre politique républicaine du second tour repousse plus que les thèses fascisantes du FN, que pour certains elle ne représente plus une possible sanction de la formation à battre.

Bien sûr, on peut relativiser cet effet à la vue du nombre d’électeurs concernés mais le danger c’est de ne pas relever une tendance même si elle n’est qu’hypothèse, parce que celle-ci est particulièrement grave de conséquences. Outre la xénophobie et le corps idéologique du FN, le rejet du politique – ou plutôt des hommes politiques – alimente de plus en plus cet électorat avec de moins en moins de réserves sur les valeurs véhiculées par ce parti. Nombre de solutions peuvent être avancées au travers du renouvellement générationnel, de l’exemplarité des représentants, de la reconstruction des clivages idéologiques gauche-droite, de la reprise d’une militance de dénonciation… mais peut-être qu’il convient aussi d’étudier des mécaniques qui permettraient d’éviter un soutien électoral de longue durée qui deviendrait adhésion aux thèses notamment en s’interrogeant sur la représentativité du vote blanc et sa prise en considération. On pourrait essayer de dissocier le « blanc » du « nul » pour construire un espace de contestation qui devrait être opératif avec des mécanismes de nouvelles convocations des élections, ou de changements des représentants… à voir.

Car les esprits se forment à construire des victoires de l’extrême droite, s’éloignent de la république, méprisent toujours plus la chose politique. Cette tendance est dangereuse, ainsi, si l’on regarde avec attention les échantillonnages des sondages pré-électoraux, les socialistes ne sont que la 4ème force politique dans la jeunesse provençale derrière l’UMP puis le FN et l’ensemble des forces de gauche n’y représente plus qu’un tiers, guère mieux que le FN seul.

Il est de notre responsabilité politique de ne pas laisser la jeunesse – les 18-35 ans dans l’échantillon des sondages – porteuse de nos espoirs, déconsidérer les urnes et ne s’y rendre qu’en validant des formations politiques autoritaristes à l’image de notre chef d’Etat ou du Front National. Comment ne pas s’interroger sur cette jeunesse qui avait 12 ans en 98 et dont nous avons accompagné l’adolescence les menant quasiment vers leurs premiers votes ? Comment ne pas s’interroger sur cette jeunesse des emplois jeunes qui deviennent trentenaire aujourd’hui et qui ne sont plus à nos côtés ? Le malheureux constat, c’est que nous n’avons pas laissé une marque indélébile de notre gouvernance et qu’aujourd’hui nous ne répondons pas à leurs aspirations.

Il convient de construire une confiance réciproque, de montrer que le politique a besoin des compétences de cette jeunesse et à défaut que ses aspirations sont des moteurs pour bâtir l’avenir. Ce positionnement électoral de la jeunesse n’en demeure pas l’expression des difficultés particulières qu’elle éprouve aujourd’hui en termes d’emploi et de logement, tout simplement de l’appropriation de la société. Le poids du coût du logement, la précarité de l’emploi avec sa saisonnalité particulière dans notre région provençale sont autant d’éléments qui l’empêche d’accéder à une réelle autonomie et qui l’entraîne vers un rejet de la société qui ne s’exprime plus vers les formations d’extrême gauche, et semble renier la République non capable d’organiser la justice sociale.

Alors, l’on peut dire que ces dernières régionales furent une victoire pour la Gauche et surtout pour les citoyens car un rempart à la frénésie libérale du Président demeure. Mais l’on doit surtout s’inquiéter de l’inquiétante facilité au renoncement républicain que les résultats nous démontrent, voire nous redémontrent.

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Un deuxième tour à Varages…

Posté par michaelbruel le 22 mars 2010

Un deuxième tour à Varages... 2metourvarages

Sur 153 communes Varoise, Varages est le 23ème meilleur résultat… sur les communes de plus de 1000 habitants, c’est le 7ème… Sur les communes administrées par l’UMP… c’est le meilleur ! Merci aux varageoises et varageois

Quelques résultats …

Pour le canton de Barjols : 49,87% Pour Michel Vauzelle – 28,53% pour l’UMP – 21,59% pour le FN – 9,36% Front de Gauche – 11,88% les Verts pour 55,04% de participation (sur 4495 votants).

Pour les trois cantons du Nord Oues (Barjols, Rians et Tavernes) : 45,93% Pour Michel Vauzelle – 29,46% pour l’UMP – 24,61% pour le FN pour 54,57% de participation (sur 12001 votants).

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