Qui est Cécile BRUNSCHVICG ?

Posté par michaelbruel le 29 juillet 2011

Ce premier test grandeur nature du déroulement des votes pour les primaires citoyennes étaient l’occasion de redécouvrir l’illustration de nos fondamentaux. Ce sont 6 personnages emblématiques du socialisme français qui figuraient sur les bulletins de cette simulation au milieu desquelles on pouvait retrouver Cécile BRUNCSHWIG.

Si Pierre MENDES-FRANCE, Léon BLUM, Louise MICHEL, Jean JAURES et Aristide BRIAND semblaient mieux connus, Cécile, dont même l’orthographe du nom commençait à s’oublier, n’en a pas moins œuvré pour le socialisme et surtout le féminisme.

C’est une belle première, un bel hommage démocratique à ces icones,  que nous avons vécu à La Seyne-sur-Mer ce jeudi 28 juillet 2011 et qui a sollicité ma curiosité. Qui est Cécile BRUNSCHVICG (1877-1946) ?

 Qui est Cécile BRUNSCHVICG ? cbjeune

 

Cécile Kahn naquit à Enghien-les-Bains le 19 juillet 1877 dans une famille bourgeoise, milieu où les filles n’étaient guère encouragées à faire des études. Elle passa «  clandestinement  » son brevet supérieur à 17 ans. Elle épousa en 1899 le philosophe Léon BRUNSCHVICG  (1869-1944) avec qui elle eut quatre enfants. En 1909, elle fonda une oeuvre, les Réchauds du Midi, qu’elle représenta à l’Union française pour le suffrage des femmes. C’est semble-t-il son mari, membre de la Ligue des droits de l’Homme puis vice-président, en 1911, de la Ligue des électeurs pour le suffrage des femmes, qui l’encouragea à s’investir dans le militantisme féministe. 

Rapidement, Cécile BRUNSCHVICG  devint secrétaire générale puis présidente (1924) de l’UFSF qu’elle dirigea jusqu’en 1946. Pendant la Première Guerre mondiale, outre ses responsabilités à la direction nationale, elle fut vice-présidente du groupe de Paris et secrétaire de la section du IVe arrondissement. Elle dirigea l’oeuvre de logement des réfugiés et la Société des visiteurs (pour les travailleuses à domicile). En 1915, après l’exclusion de Gabrielle DUCHENE (en raison de ses prises de position pacifistes), elle prit la présidence de la section Travail du CNFF. En 1917 elle participa à la fondation de l’École des surintendantes d’usine. Elle fut récompensée pour ses activités patriotiques et sociales par la légion d’honneur. En 1924, elle succéda à Jane Misme à la direction de La Française. 

En 1924, avec d’autres militantes de l’Union Française pour le Suffrage des Femmes, elle adhéra au Parti radical qui venait d’ouvrir ses portes aux femmes. En 1929, elle présenta sa candidature aux élections sous l’étiquette du CNFF, en même temps que d’autres militantes. Elle participa activement aux États généraux du féminisme en 1929. 

Le 4 juin 1936, elle fut nommée sous-secrétaire d’État dans le gouvernement de Front populaire avec deux autres femmes, Suzanne LACORE et Irène JULIOT-CURIE. Dans ses fonctions de sous-secrétaire d’État à l’Éducation nationale, qu’elle occupa jusqu’à la chute du gouvernement Blum, le 22 juin 1937, elle développa l’aménagement des cantines scolaires. En 1937, elle devint vice-présidente du Conseil supérieur de l’enfance. Puis fut promue officier de la Légion d’honneur. En 1939, elle s’occupa de l’accueil de réfugiés antinazis. En 1940, les Allemands prirent possession de ses archives personnelles, rue Scheffer dans le XVIe arrondissement. Menacée par les persécutions antisémites et par son appartenance au gouvernement de Front populaire, elle trouva refuge dans le Midi sous une fausse identité. A la Libération, elle reprit ses activités féministes et reconstitua l’Union pour le vote des femmes. 

Pour encore mieux cerner ce personnages, on peut se rappeler que ce n’est qu’en juillet 1936 que la Chambre des députés se prononce à l’unanimité pour le suffrage des femmes (475 contre 0) alors que le texte n’est même pas inscrit à l’ordre du jour du Sénat. Finalement, ce n’est que le 21 avril 1944 que le droit de vote est accordé aux femmes en France, bien après l’accès à ce droit par les femmes turques, par le Comité français de la Libération nationale, confirmé par l’ordonnance du 5 octobre sous le Gouvernement provisoire de la République française. Mais, il n’est utilisé que le 29 avril 1945 pour les élections municipales, puis en octobre pour les élections à l’Assemblée constituante

C’est dans l’histoire que nous devons puisait les leçons qui construisent notre avenir. C’est en ce sens que j’ai voulu vous faire profiter des réponses à ma curiosité.

Michaël BRUEL

Sources : BU Angers – Avril 2001, « Visages du féminisme réformiste, 1901 -1940 » et Wikipédia.

 

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